Bien que le Cameroun soit un pays encore peu industrialisé, et que la densité de population y apparaisse relativement faible (~35 habitants/km2 en moyenne, quand même nettement supérieure à celle de ses voisins, exception faite du Nigéria), l’impact de l’homme sur l’environnement y est manifeste, tant en milieu rural, domaine de l’agriculture, de l’élevage et de l’exploitation forestière, que dans les villes où l’urbanisation apparaît souvent anarchique et où se pose le problème de la collecte des déchets et des eaux usées.


Le bassin amont du Nyong se présente cependant comme une zone assez bien préservée. (a) Avec une densité de population estimée à 5-10 habitants/km2 (hors agglomération de Yaoundé), la pression démographique y est faible. (b) Ce n’est pas une région d’élevage, où le surpâturage entraînerait une régression de la couverture végétale. (c) La zone étudiée n’est pas l’objet d’une agriculture intensive (grandes plantations, maraîchage), qui serait responsable d’un défrichage systématique et d’une dégradation des sols ; du fait que ni engrais chimiques ni pesticides ne sont utilisés, aucune pollution n’est à prendre en compte dans le fonctionnement du milieu naturel. (d) On n’y trouve pas de grosses exploitations de sable, de matériaux d’empierrement ou de ressources minières. (e) Les activités forestières sont bien développées sur le bassin amont du Nyong, pouvant avoir comme effet une perte de la biodiversité et une érosion sur les parcelles non correctement replantées.