Du point de vue hydrographique, le territoire du Cameroun peut être découpé en quatre grands ensembles. Ce sont, du Nord au Sud les bassin du Tchad, du Niger, les bassins atlantiques(Sanaga, Nyong, Ntem…), et le bassin du Congo. La compilation et le traitement des données hydrolopluviométriques disponibles sur le réseau camerounais (76 stations en service en 1981) ont été effectués par Olivry (1986), de l’origine des stations jusqu’à la fin des années 70 ou au début des années 80 suivant les bassins.


Concernant la zone du Nyong amont, le tableau III donne les valeurs moyennes (période 1998/99 à 2001/02) des principaux paramètres hydropluviométriques sur les cinq bassins étudiés. Une comparaison entre les coefficients d’écoulement montre une infiltration nettement plus élevée sur le bassin oriental (en amont de Mbalmayo). L’allure à deux maxima des hydrogrammes aux différentes stations est semblable à celle observée à Olama (Figure 4) ; le débit moyen du mois d’étiage (février ou mars) représente 7 à 9% de la valeur correspondant au mois des plus hautes eaux (novembre).

Figure 5. Automatic rain collector
Figure 5. Pluviomètre à ouverture automatique

Nsimi Messam Pont So’o Mbalmayo Olama
surface (km²) 0,60 206 3,070 13,555 18,510
pluie (mm/an) 1,779±254 1,779 1,749±225 1,579±159 1,636±181
débit (m³/s) (7,6±2,6)*10-3 3,60±1,48 43,9±15,7 133,8±31,5 201,3±47,0
ruiss. (mm/an) 397±133 551±226 451±161 311±73 343±80
Ke (%) 22,3 31,0 25,8 19,7 21,0

Tableau III. Données hydropluviométriques moyennes aux 5 stations du bassin amont du Nyong (Cycles 1998/99 à 2001/02)

Pluviométries estimées à partir des données aux stations de Yaoundé, Abong-Mbang, Sangmélima et Nsimi ; coefficient d’écoulement Ke = 100*(lame écoulée)/(pluviométrie) ; cycles allant de début mars à fin février.