Hydrologie

L’exutoire du bassin versant de Mule Hole est situé à une altitude de 827 m. Dans ce bassin, le cours d’eau montre un régime d’écoulement intermittent allant de quelques heures à quelques jours à la suite des épisodes orageux caractérisant la saison humide. Les précipitations et le ruissellement mesurés à l’exutoire du bassin versant de Mule Hole furent respectivement de 431 mm et 1 mm (2003), 1216 mm et 59 mm (2004) et 1434 mm et 181 mm (2005). Sur la période de suivi déjà réalisée (3,5 années : de juillet 2003 à novembre 2006), la durée cumulée d’écoulement du cours d’eau est équivalente à 147 jours, ce qui représente 12% (44 j/an) de cette période d’observation. C’est donc un cours d’eau fortement intermittent donc l’écoulement s’opère en réponse à des évènements pluvieux spécifiques (Figure 8).

Figure 8. Hydrology of the Mule Hole watershed
Figure 8. Hydrologie du bassin versant de Mule Hole

L’exutoire du bassin versant de Maddur est situé à une altitude de 878 m. Le cours d’eau montre un écoulement continu sur l’année avec des débits très faibles. Ceci est probablement à mettre en relation avec les activités anthropiques et la présence de mares qui réduisent les pics de crues pendant les épisodes de précipitations et soutiennent l’écoulement de base durant la saison sèche (Figure 9).

Figure 9. Hydrology of the Maddur watershed
Figure 9. Hydrologie du bassin versant de Maddur

Eaux souterraines

Les deux BVE sont situés sur des roches gneissiques composées d’un régolithe superficiel poreux et d’un réservoir profond fracturé.

Pour le BVE de Mule Hole, la succession des couches lithologiques a été estimée à partir des résultats de forages et d’études géophysiques :

  • Sol – 0.2 à 6 mètres, avec la majeure partie du bassin versant (54%) montrant des épaisseurs inférieures à 1.5 m (BOST, 2005, BARBIERO ET AL., 2007)
  • Saprolite – de quelques mètres à plus de 35 m
  • Gneiss altéré fissuré – de 5 m à 25 m (DESCLOITRES ET AL., 2007)

A Mule Hole, la nappe phréatique est profonde (en dessous du niveau du cours d’eau). Ceci implique que l’aquifère est déconnecté du cours d’eau. Ainsi, il n’y a pas de contribution des eaux souterraines à l’écoulement de base pendant la saison sèche, expliquant le caractère intermittent du cours d’eau. La profondeur de la nappe phréatique est probablement à mettre en relation avec les faibles débits naturels dans ce bassin versant. Le couvert forestier consomme une grande partie de l’eau par évapotranspiration, ce qui réduit fortement l’infiltration de l’eau à travers la zone non saturée.
A Maddur, la nappe phréatique est superficielle dans plusieurs endroits du bassin versant. La piézométrie est localement perturbée par les pompages au niveau des forages, des puits ouverts et des pompages manuels.