Le réseau sur lequel sont réalisés les suivis dans le cadre du projet SO BVET comprend les 6 stations suivantes : source et exutoire du Mengong à proximité du village de Nsimi, pont de Messam sur le ruisseau Awout, Pont So’o sur la rivière So’o, Mbalmayo et Olama sur le fleuve Nyong. Si la plupart des paramètres météorologiques et hydrologiques sont mesurés quotidiennement (voire en continu), les mesures et les prélèvements hydrochimiques sont effectués lors des tournées bimensuelles.


La pluviométrie sur le bassin expérimental de Nsimi est obtenue à partir du relevé journalier des précipitations dans 14 pluviomètres. On dispose également d’un pluviographe à cette station. Les hauteurs de pluie mensuelles aux stations de Yaoundé, Abong-Mbang et Sangmélima sont acquises auprès des services de la Météorologie Nationale.
Une série d’appareils de mesure, installés dans une clairière du bassin de Nsimi, fournissent depuis début avril 2004 les valeurs journalières des paramètres météorologiques suivants : températures minimale (Tmin, °C), maximale (Tmax, °C) et moyenne (Tmoy, °C), humidité moyenne (Hummoy, %), rayonnement global instantané (RGinstant, kW/m2) et cumulé (RG cumul, kJ/m2), vitesse moyenne du vent (Vvent, m/s) et direction moyenne du vent (Dirvent, en ° par rapport au Nord), pluviométrie (Pljourn, mm/jour), évapotranspiration potentielle (ETPjourn, mm/jour).
Les débits (en m3/s) sont déterminés à partir des hauteurs d’eau mesurées quotidiennement par des observateurs locaux sur les échelles limnimétriques, en utilisant les courbes de tarage établies à partir d’une série de jaugeages aux différentes stations ; l’exutoire de Nsimi est équipé d’un limnigraphe, permettant d’enregistrer les crues.
Les variations de niveau des nappes sont suivies grâce à une batterie de piézomètres relevés quotidiennement.
Les mesures de température de l’eau (en °C), de conductivité électrique (C.E., en µS/cm) et de pH sont effectuées sur le terrain.
La concentration des matières en suspension (MES, en mg/L) est déterminée au Centre de Recherche Hydrologique de Yaoundé, après filtration de 1 litre d’eau sur une membrane en acétate de cellulose d’une porosité de 0,20 µm ; ces mesures ne sont pas effectuées sur la source de Nsimi.
Les eaux destinées à l’analyse sont filtrées, puis conditionnées dans des flacons (généralement en HDPE), et stockées au réfrigérateur jusqu’à leur expédition au laboratoire des Mécanismes et Transferts en Géologie de Toulouse.
Les cations majeurs (Na+, K+, Mg2+, Ca2+, en µmol/L) sont dosés sur des échantillons traités à l’acide nitrique, par spectrométrie d’absorption atomique à flamme sur un Perkin-Elmer ZL 5100.
Les compositions en anions majeurs (Cl, NO3, SO42-, en µmol/L) ont été obtenues par chromatographie ionique (HPLC), en utilisant un Dionex ICS 2000 à génération d’éluant ; pour les anions, comme pour les cations, les limites de détection sont de 1µmol/L, avec une reproductibilité de 2 µmol/L.
La concentration en bicarbonate (HCO3, en µmol/L) est déduite de l’alcalinité, mesurée par titration à l’acide chlorhydrique à l’aide d’un titrateur automatique 716 DMS Titrino de Metrohm ; du fait des très faibles alcalinités (souvent inférieures à 100 µeq/L), on utilise HCl très dilué (0,001 N), et la reproductibilité des mesures n’est pas très bonne (souvent de l’ordre de 10%).
La silice dissoute (exprimée en mg/L de SiO2) est dosée sur une chaîne colorimétrique Technicon Autoanalyser II utilisant l’heptamolybdate d’ammonium; la limite de détection est de 1µmol/L (correspondant à 0,06 mg/L de SiO2).
L’analyse du carbone organique dissous (COD, exprimé en mg/L) est effectuée par combustion catalytique, sur un Shimazu TOC 5000, avec une limite de détection de 0,1 mg/L et une reproductibilité de 5% . Les eaux sont dans ce cas filtrées sur une membrane en microfibres de verre (type Whatman GF/F, porosité 0,7 µm) puis acidifiées, et les échantillons sont conditionnés dans des flacons en verre. Les eaux de la source, pour lesquelles les concentrations de COD se sont avérées faibles (< 1 mg/L) ne sont plus analysées depuis début 2005.
La différence entre somme des cations et somme des anions (Scat, San, en µeq/L) permet d’évaluer la balance ionique des eaux ; sauf à la source, on observe un fort déficit anionique.
La charge totale minérale dissoute (TMD, en mg/L) peut être comparée à la charge en COD et à la charge des MES, également en mg/L.